lundi 24 octobre 2011

Derrière le volant

          Je suis actuellement dans le processus complexe vécu par la majorité des étudiants de mon âge pour avoir leur permis de conduire.
La théorie? Fait! Et c’était facile!
Maintenant la pratique. Quel choc! Je ne m’attendais pas à ce que j’aie autant de mal. Vous savez, il faut vérifier tellement de choses lorsqu’on conduit : la vitesse, le rétroviseur, les angles morts, le petit bruit que pourrait émettre la voiture pour nous indiquer qu’il y a un problème et encore j’en passe. Tout ça sans faire d’accident! C’est ce qu’on appelle quelque chose de complexe.
J’ai déjà beaucoup de mal à synchroniser le tout pour être sécuritaire. Alors lorsque mes collègues automobilistes ne prennent pas la peine de respecter les règles, cela a tendance à me déconcentrer.
Nous avons un magnifique gouvernement qui a pris la peine d’instaurer des règles absolument formidables visant à protéger les usagers de la route. Alors je vous le demande. Pourquoi il y a-t-il toujours des imbéciles qui ne les respectent pas?
Dans limite de vitesse, il y a le mot « limite. » Le Petit Larousse illustré le définit comme : « Borne, point au-delà desquels ne peuvent aller ou s’étendre une action, une influence, un état, etc. » Le nombre sur les panneaux pour indiquer la limite de vitesse, ça vous dit quelque chose? Et bien ce nombre, on ne doit pas le dépasser. Donc quand ce panneau indique 30 km/h, tu dois rouler à 30 km/h. Pas à 50!
Bien sûr, certains me diront : « Oui, mais tu sais je suis pressé, moi, je dois rentrer à la maison et faire le souper pour mes enfants. »
Et bien écoutez, dépassez-moi si vous voulez, mais on se reverra tout de même aux prochains feux de circulation. Et je ne crois pas que votre famille sera plus avancée lorsque vous ferez un accident pour cause d’excès de vitesse. Il est déjà assez difficile et stressant d’apprendre à conduire, si vous me coupez sans cesse, j’en ai bien pour des années avant de conduire seule.
Après, vous venez dire que les jeunes conduisent mal! Ce qu’on apprend, nous, c’est qu’il faut s’intégrer à la circulation pour se fondre dans la masse. Vous qui êtes censés avoir de l’expérience et savoir bien conduire, montrez donc l’exemple.
Autre chose que les automobilistes semblent avoir oubliés leurs existences c’est les clignotants ou ce que communément plusieurs appels des flashers. Ceux-ci sont installés dans la voiture afin que le propriétaire puisse informer les autres usagers de la route de ses intentions.
Aussi bien ne pas en mettre de toute façon pratiquement personne ne les utilise. Hey mon coco! Les personnes qui roulent derrière toi ne sont pas dans ta tête! Si tu changes de voie dans l’indiquer, il y a de bonnes chances que tu provoques des accidents.
            Lors d’une de mes séances de conduite qui selon se passait plutôt bien, j’attendais à un feu rouge et l’homme qui conduisait derrière moi s’est placé à mes côtés. Il a descendu sa fenêtre et s’est joyeusement exprimé à l’aide de juron, disant que je ne savais pas conduire. Je n’ai pourtant enfreint aucune règle et suivait la limite de vitesse de près.
            Et bien Monsieur et toutes autres personnes qui lui ressemblent : La prochaine fois que vous trouvez que la personne devant vous conduit lentement, regardez votre compteur de vitesse et demandez-vous qui conduit le mieux! 

lundi 10 octobre 2011

Ras le bol de l'absentéisme

Avez-vous déjà remarqué que le taux d’absentéisme au travail augmente avec la température extérieure? Il fait beau soleil dehors. Une température idéale pour se faire bronzer ou pour prendre une bière entre amis sur le balcon, mais malheureusement il faut aller travailler. Pas de problème! Il suffit d’appeler et de dire que l’on est malade ou il suffit tout simplement de ne pas y aller. Ceci particulièrement dans les petits boulots comme ceux des étudiants : restaurants, dépanneurs, magasins, résidences de personnes retraitées. Tous ces employeurs ce mettent à risques en engageant des adolescents ou de jeunes adultes. En tant qu’étudiante, je suis bien heureuse que ces employeurs aient assez confiance en nous pour nous embaucher dans leur magasin.

Quelles sont les attentes des employeurs? Voyons voir. Ils veulent de leurs employés : qu’on soit présent à l’heure demandée, qu’on soit polis avec les clients, qu’on accomplisse les tâches à faire quotidiennement. Mais je pense que ce qu’ils veulent le plus, c’est que les employés se présentent au travail lorsqu’ils sont censés travailler.

Je suis étudiante à temps plein et serveuse dans un centre pour personnes retraitées à temps partiel. En un peu plus d’un an, je n’aurais jamais cru voir un taux d’absentéisme non justifié aussi élevé au travail. Mes employeurs engagent un étudiant après l’autre pour ensuite les voir faire faux bon à l’équipe. Une fille engagée depuis un mois a manqué plus d’une semaine de travail et elle est toujours en période de probation! À peine engagée, j’ai vu certaines personnes qui prenaient un malin plaisir à raturer leur horaire pour s’enlever des heures de travail. Quelqu’un y comprend quelque chose? Et après elles viennent pleurnicher qu’elles n’ont pas assez d’heures!

Imaginez-vous l'impact que cela pourrait avoir si tout le monde faisait comme cela? Vous avez rendez-vous chez le médecin (rendez-vous que vous attendez depuis des mois) et alors que vous vous présenter là-bas, on vous dit : « Désolé, mais votre médecin ne s’est pas présenté ce matin. Il va falloir prendre un autre rendez-vous. » Ou encore, un incendie criminelle à lieu et la police et les pompiers ne peuvent pas venir parce qu’il manque d’employés, imaginez-vous la catastrophe? Vous direz que c’est faire le scénario catastrophe de la situation, mais si cela peut arriver dans une petite compagnie telle qu’une résidence de personnes âgées pourquoi cela n’arriverait pas dans les importantes?

Je comprends bien qu’il puisse arriver d’être malade et que l’on ne peut pas se présenter au travail, mais lorsque cela arrive sept fois dans un mois, il me semble que c’est étrange, surtout lorsque cela tombe sur les journées de soleil. En tant qu’employée, je trouve cela absolument déplaisant de devoir se débrouillé avec une personne en moins. Chaque absence hausse la charge de travail et hausse la fatigue du personnel donc d’absence. Ce qui est le pire, c’est que souvent protégé par des syndicats, ces employés ne sont pas mis à la porte et continue de faire comme bon leur semble. Quant à moi, il n’y a qu’une seule chose à dire à ces personnes : « Tu la voulais la job, ben arrange-toi pour la garder parce qu’un jour t’auras pas le syndicat derrière toi et quelqu’un de mauvaise foi ça n’intéresse pas ni employeurs, ni tes collègues qui en ont ras le pompon de devoir compenser! »