dimanche 27 novembre 2011

Ça va bien?


             Quand on croise une personne, on lui demande si elle va bien et secrètement on espère qu’elle dira : « oui, toi ». Ainsi on pourra continuer notre chemin. Parce qu’on ne veut pas que la personne nous réponde « non », ça serait la catastrophe puisqu’on serait obligé de lui demander pourquoi et qu’ensuite il nous faudrait écouter son baratin. Alors que dans notre tête à nous on se dit : « Je m’en fou, moi aussi j’ai des problèmes et je ne t’en parle pas ».
             Tous les jours, on se lève, on déjeune et on recommence la même journée que la veille. Certains en se levant vont écouter les nouvelles à télé, écouter la radio ou encore lire le journal.
             J’ai une amie qui me reproche fréquemment de ne pas faire comme tous ces gens. Selon elle, il est important de faire ces choses pour garder une grande connaissance.
            Voulez-vous savoir pourquoi, je ne me tiens pas à l’affut de la dernière nouvelle? C’est simplement que je considère la vie comme déjà assez difficile pour ne pas avoir à ajouter les mauvaises nouvelles du monde entier dans ma petite vie.
             Je sais cela semble extrêmement égoïste, mais pensez-y. Il est apparent que le nombre de mauvaises nouvelles soit beaucoup plus élevés que celui des bonnes : des accidents, nos politiciens qui nous font des promesses qui n’ont ni queue ni tête ou qui débattent sur un sujet inutile, les autres pays sont en guerre, des soldats américains sont morts en héros pour une guerre qui n’est pas la nôtre et bla-bla-bla.
            Vous ne trouvez pas ça blasant? Depuis que nous sommes petits, on se fait répéter la même foutue phrase qui nous tape sur le système : « La vie est injuste ». Chacun d’entre nous aura au cours d’une conversation avec amis, collègues, famille ou de simples inconnus, un moment où une bataille de qui fera le plus pitié gagnera.
            Quelqu’un m’a dit un jour : « La vie est absurde. » Et vous savez quoi! C’est immensément vrai! On trouve que nos vies vont donc bien mal et pourtant on cherche à connaître le malheur de ceux qui ne nous entourent même pas!
             Après on se demande pourquoi le taux de suicide de nos jours est de plus en plus élevé. Arrêtez de chercher! Vous l’avez la réponse. Elle est sous vos yeux tous les matins et tous les soirs.
            Pas que je suis d’accord avec le suicide. C’est quelque chose d’incroyablement triste, pour lequel j’espère qu’un jour on trouvera une solution définitive.
            Mais faut voir. Quand ta vie va mal et que tu te mets à regarder, lire ou écouter les nouvelles par automatisme, c’est normal que tu ne sois pas capable de voir la nécessité de vivre.
On est le seul animal sur Terre à essayer de régler des guerres en faisant la guerre. On a découvert qu’on avait la capacité de s’autoannihiler. Vous comprenez quelque chose vous à cette grosse connerie?
Ça veut dire que si un jour une personne décide que les êtres humains ne valent rien, il peut décider de nous faire tous flambés avec une arme de notre création. Et après on vient dire que l’homme est l’être le plus intelligent! Mon œil oui!
Quoi qu’il en soit, moi les nouvelles j’en ai rien à faire parce que ça ne m’intéresse pas de voir le monde s’autodétruire ou démontré à quel point l’être humain est oh combien intelligent. Si je dois vraiment savoir quelque chose, je l’apprendrais par quelqu’un et de vive voix. 
Alors comment ça va aujourd'hui? Ça va bien!

dimanche 20 novembre 2011

Vivre en société


             Saviez-vous que le service de transport de la Capitale de Québec représente : 1 542 employés, 588 autobus, 109 parcours, 10 terminus, 4 614 arrêts, 22 Parc-O-Bus, 857 km de réseau, 42,3 km de voies réservées, 70 000 clients par jour, 44,3 millions de passages par année? Il faut avouer que même si parfois il y a quelques retards, c’est tout un service! 
             Ils sont bons nos chauffeurs. Tous les jours de 5 h du matin à minuit et parfois même 3 h du surlendemain, ils sont là pour nous amener à bon port.
             Malgré tout, les clients trouvent toujours le moyen de se plaindre, moi comprise! Mais réfléchissez, à 70 000 clients par jour, il y en a des gens qui passent dans les autobus; des gens de tous les genres.  Il faut le dire, les chauffeurs n’ont pas la vie facile. 
       C’est exactement pourquoi certaines règles ont été fixées lorsque l’on prend l’autobus. Malheureusement, il semblerait que certaines personnes ignorent complètement que ces règles existent.
             Il y a en tout huit règles qu’il faut respectées lorsqu’on voyage avec le RTC. Quatre d’entre elles ne sont particulièrement pas respectées. 
             La première : Cédez votre siège à ceux qui en ont plus besoin.
            Lorsqu’on est jeune, on est généralement dans la capacité de se tenir debout dans un autobus pendant que celui-ci roule. Ce n’est pas le cas des personnes âgées, des personnes à mobilité réduite ou des femmes enceintes. Rester debout pendant trop longtemps les fatigue et donc augmente les risques de chutes. Il est donc normal de leur proposer un siège.
             La deuxième : Maintenez le son de votre baladeur ou de votre jeu électronique à un volume acceptable pour les autres passagers. 
             Le mot « baladeur » inclus, cellulaire, iPod, MP3 ou peu importe le gadget que vous utilisez pour écouter de la musique. De plus cela sous entend que vous ayez un casque d’écoute, celui-ci consistant généralement à écouter des sons sans que les autres les entendent.
             Je vois déjà l’adolescent qui vient me dire : « Oui, mais madame j’entends pas moi! »
             Alors je leur réponds : « Tant pis pour toi! T’avais juste à faire attention à tes oreilles. Ça m’intéresse pas moi, d’entendre ta musique. La société tout entière n’a pas besoin de savoir quel est ton genre de musique. Alors, oublie ton mode haut-parleur sur ton engin et baisse ton volume lorsque tu portes tes écouteurs!
             La troisième : Tenez votre sac à dos à la main lorsque vous êtes debout ou déposez-le sur vous lorsque vous êtes assis.
             Les foutus sacs à dos! Il n’y a rien de plus dérangeant dans un autobus que lorsque tu te ramasses à recevoir des coups de sac à dos dans le visage parce que la personne ne l'a pas enlevé de son dos. C’est que ça fait mal!
             En plus de ça, ça prend de la place un sac à dos, surtout quand il est plein. Il me semble que ce n’est pas compliqué de l’enlever juste avant d’entrer dans l’autobus. Comme ça, on évite de blesser quelqu’un et on permet à une personne de plus d’entrer!
             La dernière et de loin la plus écœurante : Ne mettez pas vos pieds sur les sièges!
             Vous avez une idée de ce qui se ramasse sous vos chaussures au cours d’une journée? Déjà que l’été, il y a  la boue causée par la pluie qui souvent recouvre nos souliers. Mais on a la chance ou le malheur (selon les points de vue) d’avoir cette saison que l’on appelle l’hiver. L’hiver amenant avec lui, la neige et aussi ce que l’on appelle de la gadoue (slush). 
             Vous savez ce qui se retrouve sur les routes après qu’il ait neigé, qu’on ait répandu du sable pour ne pas glisser et que les voitures soient passées dessus. Tout le monde sera d’accord avec moi pour dire que c’est DÉGUEULASSE. 
             On n’aime déjà pas marcher dedans, alors s’y assoir alors là non-merci, moi je passe mon tour! 
             Il me semble qu’un minimum de savoir-vivre n’est pas trop demandé! Non?
             Alors s’il vous plait, déjà qu’il est pénible de voyager avec de pur inconnu, faites un effort pour qu’au moins le voyage ne soit pas désagréable.

lundi 7 novembre 2011

La course contre la montre

« En retard, en retard, j’ai rendez-vous quelque part. Je n’ai pas le temps de dire au revoir, je suis en retard, en retard!! », dit le lapin dans Alice au pays des merveilles.
La société américaine d’aujourd’hui est tellement pressée que l’on ne prend même plus la peine de faire correctement les choses, simplement sauver du temps. On court tellement qu’au lieu de se voir, on fait aller nos doigts sur de petites machines afin de garder le contact avec notre entourage.
Ma mère me reproche de ne pas sortir assez. Bizarre vous me direz… Mais savez-vous ce que je lui réponds à chaque fois? Que je n’ai pas le temps!
L’après-midi au Mexique, c’est le temps de la sieste. Voilà pourquoi plusieurs disent que les Mexicains sont paresseux. La vérité c’est que les étudiants finissent à 14 h parce qu’après, la chaleur nuit à la concentration. Pour ce qui est des adultes, la performance est plus élevée dans l’avant-midi que dans l’après-midi.
Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais c’est en vieillissant que cette malheureuse maladie se développe. Oui, oui la maladie du speeding. Quand on est enfant, on n’en a rien à faire du temps… Même que souvent on trouve ça long. Plus les années passent, plus les semaines et les mois semblent se raccourcir.
On vit dans une société dans laquelle il faut consommer. Cependant pour consommer, il faut de l’argent. Alors on travaille. Ensuite, on essaie de concilier : travail, famille, vie sociale et le temps passé en transit, conséquence :  on a plus de temps pour nous-mêmes. Pourtant, il est montré qu’il est important de prendre du temps pour soi, alors on efface une des quatre grandes occupations de notre vie. Bien sûr, comme le temps de transit et le travail sont indispensables, c’est une des deux autres qui doit être remplacée et cela a nécessairement des répercussions sur nos vies. Ce n’est qu’un grand cercle vicieux.
Moi la première, j’ai toujours l’impression de manquer de temps pour faire ce que je souhaite. Pourtant, du temps c’est tout ce qu’on a dans une vie. C’est même la seule chose qu’on ne peut pas perdre. 
Pourquoi devrions-nous faire un choix entre nous, notre famille et notre vie sociale? C’est impossible de profiter des trois sans se sentir coupable? Ce n’est pas en prenant notre retraite plus rapidement que tout va aller mieux! Ce n’est pas en consommant comme si nous étions des cartes de crédit ambulantes qu’on sera heureux!
Le temps c’est de l’argent.
Oubliez-le ce proverbe de malheur! L’argent ne fera pas votre bonheur.
Ce n’est pas parce que tu profites du moment présent en jouant avec tes enfants, en écoutant un film ou en conduisant que tu perds ton temps. La vie, ce n’est pas l’argent, ce n’est pas le boulot, ce n’est pas les nouvelles que tu lis dans le journal. La vie, ta vie, c’est les moments que tu passes avec ton entourage et avec toi-même. Ce n’est pas en t’empressant que tu vas pouvoir gagner du temps puisque la montre te rattrape tout le temps.

lundi 24 octobre 2011

Derrière le volant

          Je suis actuellement dans le processus complexe vécu par la majorité des étudiants de mon âge pour avoir leur permis de conduire.
La théorie? Fait! Et c’était facile!
Maintenant la pratique. Quel choc! Je ne m’attendais pas à ce que j’aie autant de mal. Vous savez, il faut vérifier tellement de choses lorsqu’on conduit : la vitesse, le rétroviseur, les angles morts, le petit bruit que pourrait émettre la voiture pour nous indiquer qu’il y a un problème et encore j’en passe. Tout ça sans faire d’accident! C’est ce qu’on appelle quelque chose de complexe.
J’ai déjà beaucoup de mal à synchroniser le tout pour être sécuritaire. Alors lorsque mes collègues automobilistes ne prennent pas la peine de respecter les règles, cela a tendance à me déconcentrer.
Nous avons un magnifique gouvernement qui a pris la peine d’instaurer des règles absolument formidables visant à protéger les usagers de la route. Alors je vous le demande. Pourquoi il y a-t-il toujours des imbéciles qui ne les respectent pas?
Dans limite de vitesse, il y a le mot « limite. » Le Petit Larousse illustré le définit comme : « Borne, point au-delà desquels ne peuvent aller ou s’étendre une action, une influence, un état, etc. » Le nombre sur les panneaux pour indiquer la limite de vitesse, ça vous dit quelque chose? Et bien ce nombre, on ne doit pas le dépasser. Donc quand ce panneau indique 30 km/h, tu dois rouler à 30 km/h. Pas à 50!
Bien sûr, certains me diront : « Oui, mais tu sais je suis pressé, moi, je dois rentrer à la maison et faire le souper pour mes enfants. »
Et bien écoutez, dépassez-moi si vous voulez, mais on se reverra tout de même aux prochains feux de circulation. Et je ne crois pas que votre famille sera plus avancée lorsque vous ferez un accident pour cause d’excès de vitesse. Il est déjà assez difficile et stressant d’apprendre à conduire, si vous me coupez sans cesse, j’en ai bien pour des années avant de conduire seule.
Après, vous venez dire que les jeunes conduisent mal! Ce qu’on apprend, nous, c’est qu’il faut s’intégrer à la circulation pour se fondre dans la masse. Vous qui êtes censés avoir de l’expérience et savoir bien conduire, montrez donc l’exemple.
Autre chose que les automobilistes semblent avoir oubliés leurs existences c’est les clignotants ou ce que communément plusieurs appels des flashers. Ceux-ci sont installés dans la voiture afin que le propriétaire puisse informer les autres usagers de la route de ses intentions.
Aussi bien ne pas en mettre de toute façon pratiquement personne ne les utilise. Hey mon coco! Les personnes qui roulent derrière toi ne sont pas dans ta tête! Si tu changes de voie dans l’indiquer, il y a de bonnes chances que tu provoques des accidents.
            Lors d’une de mes séances de conduite qui selon se passait plutôt bien, j’attendais à un feu rouge et l’homme qui conduisait derrière moi s’est placé à mes côtés. Il a descendu sa fenêtre et s’est joyeusement exprimé à l’aide de juron, disant que je ne savais pas conduire. Je n’ai pourtant enfreint aucune règle et suivait la limite de vitesse de près.
            Et bien Monsieur et toutes autres personnes qui lui ressemblent : La prochaine fois que vous trouvez que la personne devant vous conduit lentement, regardez votre compteur de vitesse et demandez-vous qui conduit le mieux! 

lundi 10 octobre 2011

Ras le bol de l'absentéisme

Avez-vous déjà remarqué que le taux d’absentéisme au travail augmente avec la température extérieure? Il fait beau soleil dehors. Une température idéale pour se faire bronzer ou pour prendre une bière entre amis sur le balcon, mais malheureusement il faut aller travailler. Pas de problème! Il suffit d’appeler et de dire que l’on est malade ou il suffit tout simplement de ne pas y aller. Ceci particulièrement dans les petits boulots comme ceux des étudiants : restaurants, dépanneurs, magasins, résidences de personnes retraitées. Tous ces employeurs ce mettent à risques en engageant des adolescents ou de jeunes adultes. En tant qu’étudiante, je suis bien heureuse que ces employeurs aient assez confiance en nous pour nous embaucher dans leur magasin.

Quelles sont les attentes des employeurs? Voyons voir. Ils veulent de leurs employés : qu’on soit présent à l’heure demandée, qu’on soit polis avec les clients, qu’on accomplisse les tâches à faire quotidiennement. Mais je pense que ce qu’ils veulent le plus, c’est que les employés se présentent au travail lorsqu’ils sont censés travailler.

Je suis étudiante à temps plein et serveuse dans un centre pour personnes retraitées à temps partiel. En un peu plus d’un an, je n’aurais jamais cru voir un taux d’absentéisme non justifié aussi élevé au travail. Mes employeurs engagent un étudiant après l’autre pour ensuite les voir faire faux bon à l’équipe. Une fille engagée depuis un mois a manqué plus d’une semaine de travail et elle est toujours en période de probation! À peine engagée, j’ai vu certaines personnes qui prenaient un malin plaisir à raturer leur horaire pour s’enlever des heures de travail. Quelqu’un y comprend quelque chose? Et après elles viennent pleurnicher qu’elles n’ont pas assez d’heures!

Imaginez-vous l'impact que cela pourrait avoir si tout le monde faisait comme cela? Vous avez rendez-vous chez le médecin (rendez-vous que vous attendez depuis des mois) et alors que vous vous présenter là-bas, on vous dit : « Désolé, mais votre médecin ne s’est pas présenté ce matin. Il va falloir prendre un autre rendez-vous. » Ou encore, un incendie criminelle à lieu et la police et les pompiers ne peuvent pas venir parce qu’il manque d’employés, imaginez-vous la catastrophe? Vous direz que c’est faire le scénario catastrophe de la situation, mais si cela peut arriver dans une petite compagnie telle qu’une résidence de personnes âgées pourquoi cela n’arriverait pas dans les importantes?

Je comprends bien qu’il puisse arriver d’être malade et que l’on ne peut pas se présenter au travail, mais lorsque cela arrive sept fois dans un mois, il me semble que c’est étrange, surtout lorsque cela tombe sur les journées de soleil. En tant qu’employée, je trouve cela absolument déplaisant de devoir se débrouillé avec une personne en moins. Chaque absence hausse la charge de travail et hausse la fatigue du personnel donc d’absence. Ce qui est le pire, c’est que souvent protégé par des syndicats, ces employés ne sont pas mis à la porte et continue de faire comme bon leur semble. Quant à moi, il n’y a qu’une seule chose à dire à ces personnes : « Tu la voulais la job, ben arrange-toi pour la garder parce qu’un jour t’auras pas le syndicat derrière toi et quelqu’un de mauvaise foi ça n’intéresse pas ni employeurs, ni tes collègues qui en ont ras le pompon de devoir compenser! »