lundi 7 novembre 2011

La course contre la montre

« En retard, en retard, j’ai rendez-vous quelque part. Je n’ai pas le temps de dire au revoir, je suis en retard, en retard!! », dit le lapin dans Alice au pays des merveilles.
La société américaine d’aujourd’hui est tellement pressée que l’on ne prend même plus la peine de faire correctement les choses, simplement sauver du temps. On court tellement qu’au lieu de se voir, on fait aller nos doigts sur de petites machines afin de garder le contact avec notre entourage.
Ma mère me reproche de ne pas sortir assez. Bizarre vous me direz… Mais savez-vous ce que je lui réponds à chaque fois? Que je n’ai pas le temps!
L’après-midi au Mexique, c’est le temps de la sieste. Voilà pourquoi plusieurs disent que les Mexicains sont paresseux. La vérité c’est que les étudiants finissent à 14 h parce qu’après, la chaleur nuit à la concentration. Pour ce qui est des adultes, la performance est plus élevée dans l’avant-midi que dans l’après-midi.
Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais c’est en vieillissant que cette malheureuse maladie se développe. Oui, oui la maladie du speeding. Quand on est enfant, on n’en a rien à faire du temps… Même que souvent on trouve ça long. Plus les années passent, plus les semaines et les mois semblent se raccourcir.
On vit dans une société dans laquelle il faut consommer. Cependant pour consommer, il faut de l’argent. Alors on travaille. Ensuite, on essaie de concilier : travail, famille, vie sociale et le temps passé en transit, conséquence :  on a plus de temps pour nous-mêmes. Pourtant, il est montré qu’il est important de prendre du temps pour soi, alors on efface une des quatre grandes occupations de notre vie. Bien sûr, comme le temps de transit et le travail sont indispensables, c’est une des deux autres qui doit être remplacée et cela a nécessairement des répercussions sur nos vies. Ce n’est qu’un grand cercle vicieux.
Moi la première, j’ai toujours l’impression de manquer de temps pour faire ce que je souhaite. Pourtant, du temps c’est tout ce qu’on a dans une vie. C’est même la seule chose qu’on ne peut pas perdre. 
Pourquoi devrions-nous faire un choix entre nous, notre famille et notre vie sociale? C’est impossible de profiter des trois sans se sentir coupable? Ce n’est pas en prenant notre retraite plus rapidement que tout va aller mieux! Ce n’est pas en consommant comme si nous étions des cartes de crédit ambulantes qu’on sera heureux!
Le temps c’est de l’argent.
Oubliez-le ce proverbe de malheur! L’argent ne fera pas votre bonheur.
Ce n’est pas parce que tu profites du moment présent en jouant avec tes enfants, en écoutant un film ou en conduisant que tu perds ton temps. La vie, ce n’est pas l’argent, ce n’est pas le boulot, ce n’est pas les nouvelles que tu lis dans le journal. La vie, ta vie, c’est les moments que tu passes avec ton entourage et avec toi-même. Ce n’est pas en t’empressant que tu vas pouvoir gagner du temps puisque la montre te rattrape tout le temps.

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